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La « résistance irakienne » et le communisme ouvrier (critique du nationalisme de gauche)

Un camarade de Nasiriyiah, du Parti communiste des travailleurs en Irak, m’a transmis un rapport, dont voici un extrait qui met en lumière les pratiques de l’armée du Mahdi - le gang de Moqtada : « La situation à Nasiriyiah, aujourd’hui le 18 mai, est relativement calme. L’armée du Mahdi a abandonné le combat contre les forces de la Coalition, laissant derrière elle des dizaines de morts et de blessés. En ville, il y a beaucoup de ressentiment contre la guerre et les batailles de rue. Au cours des derniers combats, l’armée du Mahdi a pillé le musée d’archéologie. Leur justification est encore pire que leur action. Ils disent que ces antiquités sont les trésors de la terre, et que celle-ci appartient au Mahdi et à son armée. Certaines des oeuvres dérobées ont été retrouvées le jour suivant dans le bazar de la ville. On m’a signalé que les forces d’occupation projettent de licencier le directeur de la police et le gouverneur pour collaboration avec les terroristes. Ces deux personnalités, membres du parti d’Al-Dawaa [parti religieux shiite, représenté au conseil provisoire de gouvernement], auraient fourni des armes et des véhicules à l’armée du Mahdi ».

Tout cela révèle le sinistre scénario qui se déroule actuellement en Iraq, où les rôles principaux sont joués par les forces d’occupation et par les gangs terroristes islamiques, par les bandes d’assassins et de pillards formées par les partisans des réactionnaires comme Moqtada. Ce qui est signalé dans ce témoignage n’est que peu de choses par rapport à ce que subit la population sous la domination de ces gangs, en raison de l’escalade du conflit terroriste entre les forces d’occupation, l’armée du Mahdi et les autres milices, et de son impact sur l’avenir de la société irakienne.

Les crimes perpétrés par ces gangs débutent par les campagnes contre les femmes non voilées, contre l’ouverture de cinémas et de magasins de boissons alcoolisées, ou encore par l’appel au meurtre contre les communistes, les laïques et toute personne qui s’oppose à leur domination. Les activités criminelles des gangs d’Al-Sadr, qui ont commencé dès l’entrée des USA en Irak, se diversifient.

La confrontation actuelle entre les groupes terroristes islamiques comme celui d’Al-Sadr et les troupes américaines ne résulte pas d’une volonté politique des USA de protéger les Irakiens contre le terrorisme. Il serait tout aussi stupide de dépeindre ce conflit comme une lutte armée des islamistes pour les droits du peuple en Irak, ou pour mettre les forces US et leurs alliés hors d’Irak. Il s’agit d’un conflit terroriste entre les deux pôles internationaux de la terreur, qui, pour régler leurs comptes réactionnaires, ont pris l’Irak comme champ de bataille.
Dès le premier jour de l’occupation par les USA, les groupes islamistes soutenus par l’Iran ont pratiqué le terrorisme, comme l’unique moyen pour imposer leurs conceptions, pour réaliser leur programme politique et étendre leur influence religieuse sur le peuple d’Irak, alors que celui-ci n’aspire qu’à une vie sûre et libre.

Tous les crimes contre l’humanité se faisaient au vu et au su des autorités des US, alors qu’elles ne faisaient absolument rien pour décourager ces groupes et mettre fin à leurs crimes. Le journal Al-Hawza -la voix du groupe d’Al-Sadr - n’a été interdit par l’autorité civile américaine que lorsqu’il a commencé à vilipender les forces coalisées, alors qu’il avait souvent menacé de mort les communistes et les laïques.

En dépit de ces méthodes qui visent ouvertement à instiller la crainte et la terreur, les forces US n’ont exercé aucune pression sur les publications islamistes pour mettre fin à ces menaces. Au lieu de cela, les forces coalisées ont attaqué les locaux du Parti communiste des travailleurs en Irak, qui avait été obligé d’armer ses membres contre les attaques des islamistes.

Au cours de la dernière année, l’autorité américaine est restée aveugle aux campagnes de massacres arbitraires des islamistes contre ceux qu’ils accusaient d’être baasistes. Elle n’a prêté aucune attention aux plaintes fréquentes des pratiquants d’autres croyances religieuses, qui ont particulièrement souffert de ces gangs. Elle n’a pas non plus défendu les femmes, qui sont maintenant dans la ligne de mire des islamistes.

Les fréquentes visites des dirigeants des services secrets iraniens à Bassora aux leaders des groupes islamistes n’ont pas inquiété les forces britanniques. Ces dernières n’ont pas répondu aux appels à l’aide des personnes obligées de verser des rançons à ces gangs sous diverses prétextes. Tout cela ne semblait pas concerner les forces de « libération », qui ont fait comme si de rien n’était. Cette neutralité face à la violence s’est poursuivie jusqu’au jour où ces groupes terroristes ont tourné leurs armes contre les Américains. Je ne disserterais pas ici sur les véritables raisons de la guerre des USA contre les Islamistes.

Toutes les populations de l’Orient ont souffert de cette réalité amère, à cause de la collaboration continue entre le gouvernement US et les forces islamiques. Il est clair qu’ils sont un intérêt à terroriser le peuple et les forces progressistes. Ce n’est pas cet aspect que je souhaite développer ici. Ce qui est crucial dans ce conflit sanglant, c’est la manière dont nous comprenons l’essence et les motifs des forces identifiées aujourd’hui comme la « résistance irakienne ».

Il existe sur ce point une illusion mortelle, mais fort répandue dans la gauche internationale sur la « résistance irakienne ». Les positions vont d’un appui modeste à une approbation ouverte, à la célébration de chaque opération menée par cette « résistance ». Certains défendent avec rage toute action de cette résistance, voire essaye d’embellir les forces impliquées. Ainsi, il est devenu banal pour la gauche américaine et européenne de blâmer les communistes en Irak d’être contre les forces de « résistance » et de dénoncer celles-ci comme l’un des camps dans ce conflit terroriste et réactionnaire.

Les manifestations de cette illusion sont diverses et je suis contraint de répondre à celles et ceux qui les défendent. Elles sont fondées sur des conceptions politiques et théoriques erronées et non-révolutionnaires. Pour tenter ici de critiquer ces illusions, je voudrais clarifier ce qui prend racine en Irak et la nature des conceptions politiques que nous, les communistes-ouvriers en Irak, défendons sur ce sujet.

On nous dit : "L’occupation étrangère légitime la résistance et les gauchistes devraient soutenir la résistance indépendamment de la nature de sa direction. Aussi longtemps qu’il y aura l’occupation, il y aura la résistance et les communistes participeront au mouvement national pour réaliser les tâches de la révolution nationale démocratique avec d’autres forces et courants nationaux."

Les définitions même d’ « occupation » et de « résistance » et de leur contenu politique - qui proviennent de limites telles que la « souveraineté » et la « nation » considérées comme des choses sacrées - n’ont jamais fait partie du langage révolutionnaire employé par les communistes-ouvriers. Ces formules toutes faites employées aujourd’hui par la gauche internationale n’ont jamais fait partie du langage ou de la pratique au temps de Marx ou de Lénine, quand ils parlaient des guerres, de leurs conséquences politiques et des mouvements qui s’opposaient aux forces d’occupation.

La seule norme pour évaluer les mouvements politiques, armés ou autres, c’est leur nature objective, leurs buts et leurs caractéristiques réelles, pas les résolutions de l’ONU ou de savoir ce qui autorisé ou interdit par l’ONU face aux forces d’occupation.

La lutte des travailleuses et des travailleurs en Irak contre une armée « étrangère » ne provient pas du fait que cette intervention est une violation de leur sacro-sainte souveraineté nationale ! Qu’y a-t-il de sacré, pour nous, les travailleurs et les travailleuses, que l’armée étrangère puisse violer ! Est-ce la « souveraineté », qui était aux mains de nos oppresseurs ? Ou la « mère patrie » dont nous ne possédons pas un iota ? La « mère patrie », qui, comme le disait Marx il y a 150 ans, n’est jamais à nous ? Ou la « liberté nationale », qui n’a toujours signifié que la liberté pour nos geôliers de nous tourmenter ! Est-ce qu’un prédateur « national » serait meilleur qu’un étranger, parce que lorsqu’il dévore notre chair, il ne nous brise pas les os ?! Ce non-sens nationaliste n’est plus en mesure d’endormir les masses.
Les travailleurs et travailleuses conscients, qui n’ont jamais rien obtenu d’autre de la bourgeoisie nationale et de ses gouvernements que la guerre, la pauvreté, l’oppression absolue et l’humiliation ne prêtent pas attention aux discours nationalistes arriérés, qui ne les tromperont plus. Tous les sacrifices que nous avons fait ou plutôt avons été forcés de faire dans les guerres menées par notre bourgeoisie nationale n’ont rien rapporté d’autre que la dispersion de nos rangs, le massacre de nos leaders et de nos combattant-es dans les prisons de Jamal Abdulnasar, de Saddam et d’Asaad et notre maintien dans le servage « national ».

Répéter ces expériences encore et encore, se rassembler derrière ces slogans et se sacrifier pour le combat des forces réactionnaires, pour une bourgeoisie « nationale », qui sont les ennemis des droits civils et humains fondamentaux. Laisser de côté nos objectifs de classe et nos droits ne serait qu’un chapitre ennuyeux dans une comédie morne. Cela ne mérite même pas d’en rire. N’est-ce pas assez, ce qui est arrivé à nous aux mains des « nationalistes », les pendaisons, les emprisonnement et les bains d’acide ? Notre mémoire est-elle si courte que nous cherchions la répétition de toutes ces tragédies ? Les travailleurs et travailleuses en Irak luttent contre l’armée des USA et prennent une position radicale contre la politique de l’autorité coalisée. Cependant, ils ne participent pas aux forces réactionnaires. La lutte des prolétaires contre l’armée d’occupation est inséparable de la lutte contre les forces réactionnaires et leurs visions sociales médiévales et cauchemardesques.

Afin de faire du retrait des forces des USA un tournant et le symbole d’une nouvelle ère de liberté, d’égalité et de prospérité, les prolétaires irakiens doivent réaliser leurs aspirations par eux-mêmes. Nous étions les premiers à descendre dans les rues pour s’opposer aux troupes des USA. L’Union des chômeurs en Irak était la première à lancer un sit-in contre le chômage et la faim. Nous étions les premiers à demander le départ des forces d’occupation. Nous avons combattu sans équivoque la politique des USA qui consiste à reconstruire l’état et les infrastructures politiques sur la base de sectes et d’appartenances ethniques et religieuses. Nous étions ceux qui ont dit non au Conseil de gouvernement et non à un gouvernement sectaire et ethnocentrique ! Nous avons été ceux qui ont exigé et qui ont lutté pour un gouvernement laïque et non-nationaliste, qui garantisse les libertés politiques et garantisse une vie sûre. Quelle différence entre nos aspirations et les politiques qui cherchent à répéter les expériences sanglantes d’Iran, d’Afghanistan et du Soudan en Irak ? Les travailleuses et les travailleurs ont besoin d’un front, qui soit en même temps contre les deux piliers du terrorisme, les USA et les terroristes islamiques.

On nous dit aussi : "L’Amérique est la source de toutes les atrocités qui se produisent dans le monde d’aujourd’hui. C’est l’impérialisme par excellence. Si l’impérialisme des USA est vaincu, les puissances impérialistes contemporaines subiraient une défaite et cela provoquerait une atmosphère révolutionnaire autour du monde. Comparer les faibles forces locales à l’Amérique, la force toute-puissante, est une erreur de la part du Parti communiste des travailleurs en Irak qui oublie que le terrorisme islamique a été créé et consolidé par l’Amérique et il finira une fois l’Amérique défaite."

Voila un autre exemple des illusions qui gênent l’intervention nécessaire de la gauche internationale et l’empêchent de se mettre en action à l’échelle internationale et en Irak en particulier. L’idée selon laquelle les sectateurs d’Al-Sadr et d’autres groupes islamistes en Irak sont dépassés en nombre et en armes par l’équipement lourd et moderne des troupes coalisées leur fait oublier que ces groupes islamistes font partie d’un courant international, qui commettent des actes terroristes de Manhattan à Bali et de Madrid aux Philippines, oublier que nous parlons ici d’une force politique qui est au pouvoir dans un certain nombre de pays et constitue une opposition active dans bien d’autres. Ils oublient aussi que ce mouvement politique se compose de centaines de partis, d’organisations, de groupes armés, d’établissements financiers et « philanthropiques » énormes, équipés d’une technologie et de médias modernes, d’ « intellectuels » et d’apologistes culturels dans le monde entier.
La conception traditionnelle de la gauche à propos de l’impérialisme, qui la définit comme un capitalisme occidental développé qui devient la puissance impérialiste unique contre le camp « socialiste » et les pays du tiers monde les empêchent de voir l’impérialisme comme un système international. Ramener l’impérialisme aux forces capitalistes avancées et voir l’Amérique comme la représentante de ce pole moderne fait oublier aux gauchistes traditionnels que même lorsque nous faisons face à des forces plus faibles, réactionnaires et théocratiques, nous faisons face à un ennemi capitaliste et à un mouvement bourgeois, qui fait intrinsèquement partie de l’impérialisme comme système international.

L’impérialisme n’est pas un bloc de pays ou bien une politique qui va s’effondrer par la chute d’un pays tout-puissant qui joue le rôle de superpuissance unique. Considérer les groupes terroristes, qui existent ça et là, comme des phénomènes isolés susceptibles d’agir contre les USA, est une conception naïve et superficielle. C’est une conception qui ne tient pas compte des bourgeoisies capitalistes qui exploitent un milliard d’êtres humains et cherchent à poser les bases matérielles et économiques d’un véritable « monde capitaliste-musulman ».

Le fait que l’Islam politique ait émergé pendant la phase cruciale où les USA avaient besoin d’alliés pour contenir ce qu’ils appelaient le « danger communiste » ne change rien à la réalité actuelle. Le sort s’est retourné contre l’apprenti-sorcier. Un pôle international efficace et influent est apparu, et il combat pour sa part de la richesse et de la puissance globale. De manière évidente, chaque camp se nourrit du terrorisme de l’autre. Dans ce sens, le terrorisme d’état est le meilleur plat que les USA puisse cuisiner pour Ben Laden et consorts. De la même manière, la politique d’Ariel Sharon et son terrorisme fasciste est le meilleur service qu’Israël puise proposer aux forces terroristes islamistes en Palestine. Par contre, la pire issue de ce conflit contre l’intérêt des travailleurs et de l’humanité serait la victoire d’une force terroriste comme l’Islam politique sur l’Amérique. L’Amérique se nourrit de la crainte et de l’horreur que suscite une telle possibilité. L’humanité civilisée observe la guerre entre terroristes comme une proie observant les bêtes sauvages se battre entre elles.

Ils sont bien peu nombreux dans le monde à être aussi bornés que la gauche traditionnelle, à encourager et à soutenir un terroriste contre l’autre. C’est la cause cachée du rétrécissement du mouvement contre la guerre et de son faible impact sur les événements actuels. L’humanité progressiste, horrifiée par la guerre actuelle et de ses conséquences désastreuses cherche patiemment une force alternative, l’émergence d’un troisième camp contre cette guerre sanglante et ses deux pôles. Elle attend une alternative qui propose des solutions et des réponses aux crises qui traversent le monde. Le communisme et la gauche peuvent devenir cette alternative, mais à condition qu’ils dépassent leurs illusions et émergent comme une force unique, indépendante et efficace et non en tant qu’admirateurs d’un camp contre l’autre.

En Irak, nous cherchons et nous luttons pour former ce troisième camp. Nous fournissons une occasion pour la gauche et pour le communisme d’émerger à une échelle internationale d’une façon efficace et indépendante pour casser le terrorisme et le militarisme de l’Amérique d’un côté et de l’Islam politique de l’autre. La gauche peut assurer la défaite des USA face à l’humanité civilisée et ses forces progressistes et humanistes sans soutenir matériellement et moralement les partisans d’Al-Sadr et de Ben Laden, mais plutôt avec le communisme ouvrier et le mouvement ouvrier laïque en Irak.

Au-delà de la nécessité d’abandonner ses illusions incantatoires, la gauche doit revoir ses positions sociales et les conflits qui continuent dans le monde. La révolution et le changement ne se produiront dans notre monde contemporain que comme résultat d’une activité consciente et indépendante des forces révolutionnaires et socialistes. Les forces de gauche qui attendent de la défaite de l’occupation US par l’Islam politique la maturation d’un « moment historique », n’ont aucun avenir.

Un mouvement qui assiste en spectateur passif aux événements ne peut récolter les fruits de ces développements. La défaite des USA en Irak par des forces islamistes et la résistance qu’elles mènent sera seulement une victoire pour la réaction de l’Islam politique et le fascisme à l’échelle internationale. Les forces de gauche en occident ne pourront pas exploiter une telle défaite, qui renforcera plutôt les courants de droite racistes et réactionnaires dans les sociétés occidentales, marginalisant la gauche.

Le terrorisme islamique en Palestine, qui est alimentée par le fascisme de Sharon, a pour seule conséquence le renforcement de la droite israélienne. De la même manière, la défaite des USA et les forces alliées britanniques dans ce conflit, si elle vient de l’Islam politique, ne feront que renforcer les politiques réactionnaires et fascistes intérieures et extérieures à l’Ouest. Pour s’assurer que la défaite des US en Irak va préparer une forte réémergence des mouvements de gauche et socialistes à travers le monde, ces forces doivent s’assurer notamment, parmi d’autres facteurs stratégiques, que cette défaite soit menée par la gauche et le communisme en Irak.

Nous, en Irak, nous combattons des forces qui ne sont pas locale, mais internationales, qui comptent sur leur influence internationale pour se combattre. Il est difficile pour la gauche (mais pas impossible) d’émerger comme une force efficace en Irak sans l’appui de la gauche internationale. Malheureusement, dans les circonstances présentes, certaines forces de la gauche traditionnelle nous demandent de coopérer et de nous allier à Al-Sadr et aux partisans de Ben Laden. La gauche internationale veut que nous nous rendions aux forces qui cherchent à annihiler non seulement les communistes, mais aussi tous les laïques, les amis de la liberté qui s’opposent au programme et aux méthodes sinistres des Islamistes. C’est une véritable stupidité sans limite.

Les communistes-ouvriers considèrent la résistance armée comme une tactique révolutionnaire viable, lorsque l’idéologie et la formation de classe, l’organisation des mouvements de masse des travailleurs et des forces émancipatrices sont faibles. Mais aujourd’hui, le recours à cette méthode serait une erreur politique énorme, qui freinerait le développement d’un mouvement de masse laïque et laisserait libre cours au sinistre scénario qui se met en place en Irak.

La résistance armée en Irak, formée par les mouvements nationalistes et politico-religieux, prépare le terrain à ces forces. Tant que les travailleurs et les travailleuses qui aiment la liberté ne disposent pas de leurs propres partis, de leurs propres organisations de masse, capables de combler le vide politique quand les troupes des USA seront vaincues et forcées de battre en retraite dans certains secteurs, ce retrait est susceptible d’aider le nationalisme armé, les milices et les groupes religieux à dominer ces zones.

En outre, le retrait des USA et des forces alliées transformeraient l’Irak en une autre Somalie. La seule tactique pour empêcher ceci est le renforcement immédiat des possibilités d’armement des partisans et des organisations de masse de travailleurs et de travailleuses et des communistes, de leur permettre de prendre l’initiative et d’apparaître comme la force dominante en Irak et partout où c’est possible. Le Parti communiste des travailleurs lutte et pose des jalons chaque jour dans cette direction. Il est évident que la solidarité de la gauche internationale et du mouvement ouvrier avec le Parti communiste des travailleurs accéléreront ce processus.
La seule manière pour que la gauche internationale émerge comme force efficace dans la situation mondiale actuelle n’est pas le soutien à Al-Sadr et aux partisans d’Al-Zarqawi et de Ben Laden, ni le soutien à leur « résistance », mais plutôt le soutien politique et matériel aux travailleurs et aux forces communistes en Irak et au Parti communiste des travailleurs en Irak

Shamal Ali, le 22 Mai 2004
(Shamal Ali est membre du bureau politique du Parti communiste des travailleurs en Irak)

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