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Interventions de Houzan Mahmoud et de Azar Majedi au colloque " Islam contre Islam " (Paris, le 30 octobre))

L’islam politique et les droits des femmes en Irak

Tout d’abord j’aimerais remercier les organisateurs de cette conférence pour m’avoir invité à parler des droits des femmes et aussi de l’islam politique en Irak sous l’occupation américano-britannique. Nous sommes tous d’accord pour condamner les gouvernements britannique et américain qui ont déclenché une guerre et une occupation brutales en Irak. Cette intervention a déjà coûté la vie à d’innombrables Irakiens. Nous sommes tous opposés à cette guerre, nous l’avons combattue, et la combattons de toutes nos forces.

Mais il nous faut également dénoncer et combattre l’islam politique et ses atrocités contre le peuple, en particulier contre les femmes en Irak, ainsi que ses atrocités dans d’autres pays du monde. Dès que la dictature baasiste a été renversée par les forces dirigées par les Etats-Unis, les islamistes ont trouvé des appuis dans les marges de la société irakienne et chez des exilés réfugiés dans des pays limitrophes comme l’Iran et l’Arabie saoudite. Les islamistes ont reçu le renfort de volontaires islamistes originaires de différents pays pour terroriser la société irakienne et imposer leur programme inhumain par les armes et la terreur.

Les femmes ont, comme d’habitude, été les premières victimes de la guerre, mais aussi dans ce cas de l’islam politique dont les pratiques sont toujours violentes. En effet, l’islam comme religion et comme système politique ne correspond absolument pas aux désirs et aux aspirations des femmes et des hommes d’aujourd’hui. Les islamistes doivent donc utiliser les méthodes de violence les plus extrêmes comme la décapitation, la lapidation publique, la prise d’otages, l’ablation des mains, les attentats suicides et le meurtre sous différentes formes afin d’obliger la population à leur obéir et à vivre sous leur joug.

En Irak, aujourd’hui sous l’occupation américano-britannique, ces actes de violence se produisent tous les jours. Les différents groupes se réclamant de l’islam politique ont commencé à faire sauter des cinémas, des salons de coiffure pour femmes, des boutiques qui vendent de l’alcool, des cafés, des bars et des boîtes de nui. Ils ont tué des femmes en les accusant d’être des « prostituées ». Ils se sont mobilisés pour nier le droit des femmes à devenir juges comme à Najaf, l’année dernière, où vingt-cinq juristes n’ont pas pu occuper ce poste. En effet, les islamistes ont rappelé que, selon le Coran, les femmes sont moitié moins intelligentes que les hommes et incapables de prendre des décisions. De plus en plus, ils imposent le voile à des femmes et à des jeunes filles en les menaçant de leur interdire de sortir sans hijab.

Récemment un groupe de miliciens armés, le Conseil des moujahiddine (Majlis Shora al Mojahdeen), a édicté une fatwa selon laquelle toutes les femmes doivent être voilées, y compris les chrétiennes, sinon elles seront assassinées en public. Et même les membres de leur famille seront tués dans les lieux publics et à leur domicile. Une autre fatwa a été édictée par un groupe islamiste-terroriste qui s’appelle les « Groupes chargés du nettoyage des agents et espions chrétiens ». Cette organisation prend surtout pour cible la population chrétienne dans les villes du Nord, comme Mossoul. Ces islamistes menacent de tuer les chrétiens qui travaillent pour des compagnies étrangères.

L’essor de l’islam politique en Irak est sans précédent, à la fois au sein des milices islamiques qui ne soutiennent pas le gouvernement, et à l’intérieur du gouvernement intérimaire imposé par la coalition américano-britannique. Ce gouvernement fantoche à la botte des Etats-Unis rassemble des maffieux religieux, des dirigeants tribaux, des nationalistes arabes et kurdes, et d’anciens baasistes et il tente lui-même d’islamiser la société irakienne. La première mesure de ces gangsters réactionnaires a été de déplacer la date de la journée internationale des femmes du 8 mars au 18 août, date de naissance de Fatima Zahra, la fille du prophète Mahomet.

Nous ne les avons pas laissé faire. L’Organisation pour la liberté des femmes en Irak a appelé à une manifestation au cours de laquelle un millier de femmes et d’hommes sont descendus dans la rue, le 8 mars 2004, pour que cette journée reste la journée des femmes et pour que le Conseil provisoire de gouvernement célèbre sa journée islamique de son côté, s’il le voulait. En même temps, les manifestantes et manifestants ont exigé l’égalité totale entre les femmes et les hommes en Irak et le vote d’une Constitution laïque pour garantir les droits des femmes en Irak.

A nouveau, lorsque le Conseil provisoire de gouvernement a essayé de faire passer la résolution 137 pour imposer la charia (la loi islamique) en Irak, nous avons réussi à les faire reculer et obtenu qu’ils retirent cette résolution grâce à notre campagne résolue en Irak et à l’étranger.

Les islamistes veulent imposer leur programme religieux et l’institutionnaliser , y compris à travers des cérémonies privées comme le mariage du président du Conseil de gouvernement provisoire, Ghazi Yawar, imposé par les Etats-Unis, avec Nasreen Barwary, une des ministres du gouvernement. Nasreen, qui était jusqu’ici célibataire, est devenue la troisième épouse du président. Ce mariage d’un haut responsable politique légitime la polygamie : en effet, selon le Coran, un homme a le droit d’avoir jusqu’à quatre épouses, s’il a les moyens de les entretenir - en clair, s’il a les moyens de les acheter. Avec ce genre de dirigeants imposés par les Etats-Unis au peuple irakien, les forces les plus arriérées et les plus réactionnaires de la société essaient de légitimer et d’institutionnaliser les « valeurs » les plus misogynes et hostiles aux femmes, telles que la polygamie.

D’un autre côté, il existe une pléiade de groupes islamiques de différentes tendances, mais qui se réclament tous de l’islam politique. Leur objectif : transformer l’Irak en un cimetière, une société où l’art, la musique, les films, la danse et l’alcool seraient interdits. Ils veulent obliger les femmes à porter le voile, la burkha, etc., et non des vêtements normaux. Ils désirent que les femmes restent ignorantes et ne fassent pas d’études. Ils ont déjà commencé à assassiner certaines salariées. Uniquement dans la ville de Mosel, au cours des trois derniers mois, huit femmes ont été tuées parce qu’elles travaillaient à la fac de droit de l’université locale.

Les islamistes défendent et mettent en pratique ce qu’ils osent appeler les « crimes d’honneur » commis contre des femmes victimes de viols. Depuis un an, de nombreuses femmes violées ont été ensuite assassinées par les membres de leur propre famille, en raison de la honte qu’un viol représente pour la famille, surtout si ces femmes ont été violées par des soldats américains. Ceux-ci sont en effet considérés comme des « infidèles » et des occupants et s’ils violent des femmes irakiennes, alors ce n’est pas seulement l’honneur des familles concernées qui est terni mais aussi celui de la nation irakienne.

Dans l’un des refuges pour femmes battues gérés par notre organisation, nous nous occupons d’une jeune fille, Liqaa, qui a été violée par un soldat américain. Liqaa ne peut pas rentrer chez elle, sinon elle sera assassinée par ses proches. Le meurtre des femmes tuées par les Américains ou par des Irakiens est donc censé « laver l’honneur » de la famille et de la nation. Dans un tel climat, des femmes violées vont parfois jusqu’à commettre des « suicides d’honneur ». A Faludja et dans d’autres villes, les milices armées du Conseil des moujahiddine contactent les familles qui ont des filles de dix ans et plus. Ces islamistes veulent obliger les parents à marier leurs filles à des combattants « afin qu’elles ne soient pas violées par des soldats américains ». De nombreuses familles quittent ces villes pour que leurs filles ne soient pas mariées de force à des combattants terroristes. Selon moi, ces mariages forcés sont des viols, commis cette fois par des islamistes irakiens au lieu d’être commis par des soldats américains.

Les islamistes veulent que nous devenions leurs esclaves, mais nous ne les laissons pas faire. Nous résistons mais notre résistance est une résistance laïque et progressiste : il ne s’agit pas pour nous de décapiter les gens, de prendre des otages, ou de forcer les femmes à porter le voile. Nous voulons avoir une véritable société civile. Nous voulons que l’Irak soit un pays où l’on puisse jouir du bonheur, de la liberté, de l’égalité, de la dignité humaine et de la laïcité.

Notre mouvement pour la liberté et l’égalité a surgi en réaction directe à l’occupation de l’Irak par les troupes de la coalition. Nous avons commencé à organiser les femmes sur un programme laïc et progressiste. Nous avons fondé une organisation progressiste comme l’Organisation pour la liberté des femmes en Irak afin que les femmes et les hommes combattent pour la séparation entre la mosquée d’un côté, l’Etat et l’éducation de l’autre, et pour une égalité totale entre les hommes et les femmes. En Irak, il existe aussi d’autres mouvements progressistes, éclairés, de travailleurs qui luttent pour leurs droits et pour que la liberté, le bien-être, l’égalité et la sécurité soient reconnus à tous.

Avec ces organisations, nous travaillons tous ensemble pour combattre l’islam politique et les Etats-Unis qui veulent transformer l’Irak en un champ de bataille pour leurs luttes de pouvoir et leurs objectifs réactionnaires. Des milliers de travailleurs et des femmes ont manifesté pour leurs droits et leurs libertés dans les rues de Bagdad et d’autres villes d’Irak.

Nous faisons partie d’un mouvement universel progressiste des travailleurs et des femmes pour la liberté et l’égalité. Tout au long de l’histoire, des hommes et des femmes ont lutté pour un monde meilleur, pour que tous les êtres humains puissent vivre sans crainte d’être persécutés ou discriminés sur la base de leur appartenance raciale, religieuse, ethnique ou nationale. Pour pouvoir continuer notre lutte en Irak, nous avons besoin du soutien et de la solidarité de tous les peuples du monde. Nous souhaitons tous et toutes vivre dans une société libérée du joug de la religion !

Houzan Mahmoud (Organisation pour la liberté des femmes en Irak)

Islam politique contre laïcité

Le thème choisi pour votre réunion d’aujourd’hui « Islam contre Islam » me semble fort intéressant. Qu’un croyant critique les croyances a un petit côté ironique et stimulant. En ce qui me concerne, je ne suis pas musulmane, mais athée. Cependant, j’ai vécu dans un pays de l’Islam ; je possède une expérience de première main de l’islam. Je suis née de l’union entre une mère pratiquante et un père athée, donc au beau milieu d’un conflit religieux. Dès mon enfance, j’ai commencé à percevoir les vices fondamentaux, les atteintes à la liberté, la misogynie, l’arriération, le dogmatisme, la superstition et l’absence de sens critique de l’islam qui contrastent avec l’ouverture, la culture de l’athéisme libre-penseur. Je suis athée depuis l’âge de douze ans.

Après l’échec de la révolution iranienne, l’instauration de la République islamique a dévoilé bien d’autres aspects terrifiants et cruels de cet islam que nous appellerions plus tard « l’islam politique. » Il ne s’agissait plus seulement d’une doctrine fondée sur un dogme ou la superstition. Mais d’un système politique reposant sur la torture, les exécutions sommaires, la lapidation, les amputations et le rapt de fillettes de neuf ans en vue de les marier. Un autre visage de l’islam ? Peut-être. Mais un visage bien réel, hélas ! En Iran, en Afghanistan, en Arabie saoudite, au Soudan, au Nigéria et en Irak, des millions de personnes font l’expérience quotidienne de cet authentique visage de l’islam. Depuis l’avènement de la République islamique en Iran, nous assistons à une renaissance de l’islam en tant que mouvement politique, à l’émergence de l’islam politique. Je préfère ne pas utiliser des termes comme « fondamentalisme » ou « intégrisme » pour qualifier ce mouvement. Aujourd’hui nous avons affaire à un courant politique qui puise son cadre idéologique et sa vision du monde dans l’islam. Il ne s’agit pas nécessairement d’un mouvement sophistiqué sur le plan théorique et doctrinal, mais il rassemble plusieurs tendances islamiques aux positions variées. En fait, ce mouvement politique cherche à devenir hégémonique et à conquérir au moins une partie du pouvoir au Moyen-Orient et au Proche-Orient, en Afrique du Nord et dans les communautés musulmanes. Pour combattre la laïcité au sein des sociétés occidentales, ces islamistes prétendent hypocritement défendre la liberté vestimentaire, alors qu’ils s’opposent en réalité à l’interdiction du port du hijab dans les écoles et pour les mineures. Ces mêmes individus soutiennent ceux qui, en Iran, en Afghanistan, en Irak et en Algérie jettent de l’acide au visage des femmes non voilées, les défigurent et les blessent à coups de couteau et de rasoir, et les fouettent si elles ne respectent pas leur code vestimentaire. Ils appartiennent tous au même mouvement politique. Et ce mouvement constitue une menace pour l’humanité, menace contre laquelle toutes celles et tous ceux qui aiment la liberté et recherchent l’égalité entre les êtres humains se doivent d’adopter une position ferme et intraitable. L’expression « L’islam contre l’Islam » peut aussi suggérer la nécessité de rechercher les moyens moyen de réformer l’islam et de recourir à des interprétations dites « modérées » de sa doctrine. Pour ce qui concerne les croyances personnelles, privées, une telle démarche n’est pas à exclure. Mais il est impossible qu’elle s’applique à un mouvement politique et notamment à celui de l’islam politique. Aujourd’hui, nous nous trouvons face à un mouvement qui terrorise l’humanité et dont nous sommes les premières victimes - ce mouvement ne peut être réformé car il recourt à la terreur comme moyen principal d’accéder au pouvoir. Mon expérience en Iran montre que la seule façon de traiter ce courant politique, c’est de le renvoyer et de le cantonner dans la sphère privée et de lui couper les mains - celles avec lesquelles il s’est emparé de l’Etat, de l’éducation et de la société. Pour ce faire, il nous faut édifier un mouvement puissant non seulement dans la zone géo-politique concernée mais aussi dans le monde entier.

Durant le bref temps de parole qui m’est imparti, je souhaite préciser quelques idées qui, selon moi, sont susceptibles de servir de base à un front uni international contre l’Islam politique, front qui contribuera à améliorer ce monde dans lequel nous vivons, à lui conférer plus d’humanité et à le rendre plus sûr.

Il nous faut séculariser la société et ses institutions afin qu’elles ne subissent plus le joug de la religion. L’Histoire nous a prouvé le bien-fondé de ce combat contre l’Eglise, combat qu’il faut reprendre aujourd’hui face aux avancées de l’Islam politique. En Iran, la voix en faveur de la laïcité se fait entendre de façon de plus en plus véhémente. Dans ce pays qui constitue le fief de l’islam politique depuis vingt-cinq ans, se dessine un fort mouvement en faveur de la laïcisation de la société. Et, en Occident comme en Orient, nous brandissons fièrement cet étendard. Il nous faut en effet redonner une nouvelle vie à l’esprit du XVIIIe siècle, celui des Lumières et de la Révolution française.

La lutte pour l’universalité des droits de l’homme et des droits de la femme est une cause primordiale. Au cours des deux dernières décennies, les islamistes ont été largement aidés par les partisans du multiculturalisme, ce que les Anglo-Saxons appellent aussi le « relativisme culturel ». En prenant fait et cause pour ce concept raciste, les universitaires, les médias et les gouvernements occidentaux ont fermé les yeux sur les atrocités commises par l’islam politique, ce mouvement misogyne et réactionnaire, non seulement dans ce qu’il est convenu d’appeler « le monde musulman » mais aussi dans les communautés musulmanes occidentales. Apparemment, selon cette conception, certains droits ne s’appliquent qu’aux femmes occidentales et pas à celles qui, comme moi, sont nées dans une autre partie du globe.

Au nom du « respect » arbitraire des cultures ou des différences, on a justifié le port du hijab et la ségrégation sexuelle et transformé les femmes en citoyennes de seconde zone. La violation des droits fondamentaux d’une femme, jugée inadmissible lorsqu’elle touche une Occidentale, apparaît désormais parfaitement justifiée si elle vise une femme née dans un pays de l’Islam. Il faut absolument mettre un terme à cette politique du « deux poids, deux mesures », à cette violation brutale des principes humanistes ! Je dois admettre cependant qu’un grand coup a été porté à l’islam politique. Il faut dire que nous les combattons depuis plus de dix ans.

La défense des droits de l’enfant doit s’étendre à tous les domaines impliquant des croyances religieuses. Voiler des filles mineures doit être interdit non seulement dans les écoles mais partout. Voiler les enfants constitue une violation très claire de leurs droits universels. Tout comme nous luttons pour l’instruction obligatoire, l’abolition du travail des enfants et celle des châtiments corporels, nous devons imposer l’interdiction du voile pour les mineures. Cette revendication possède la même signification que n’importe quel autre droit fondamental reconnu à l’enfant. Le hijab prive la fillette ou l’adolescente d’une vie normale et heureuse, d’un développement physique et mental, sain et cohérent ; il place son existence sous le signe de la différence et de la ségrégation. On détermine ainsi deux groupes de comportements en fonction du genre et on les impose à des enfants qui n’ont aucun moyen personnel de se protéger et d’exiger l’égalité et la liberté. Les enfants n’ont pas de religion à leur naissance : le hasard les fait naître au sein d’une famille religieuse ou pas. La société a donc le devoir de les protéger et de défendre leur droit à l’égalité parmi les êtres humains.

La fermeture des écoles religieuses représente un autre combat essentiel. Elle constitue en outre un principe fondamental pour un Etat laïc et assure la protection des droits de l’enfant. Les enfants ne doivent subir aucun enseignement ou endoctrinement religieux. Il faut éradiquer l’emprise de la religion sur la vie des enfants. A ce sujet, la nouvelle loi qui, en France, vise à interdire les signes religieux ostensibles dans les administrations et les établissements scolaires publics, représente certainement un pas en avant. Mais elle est insuffisante. Si l’on veut protéger les droits de l’enfant, il faut fermer les écoles privées confessionnelles. Sinon, nous contribuons à créer des ghettos religieux ; nous mettons à l’écart du reste de la société les enfants issus de familles pratiquantes ; et nous les condamnons à une vie entière d’isolement. La nouvelle loi constitue une échappatoire facile pour l’Etat français. Mais nous ne pouvons rester indifférents au sort qui guette la vie de ces enfants. La société et l’Etat ont le devoir de protéger les droits des garçons et filles mineurs. Ces enfants doivent avoir le droit de s’intégrer à la société, de se rendre à l’école comme n’importe quel autre de leurs camarades et d’échapper à l’emprise de la religion, tout au moins tant qu’ils sont mineurs.

La reconnaissance du droit inconditionnel à la liberté d’expression et à la critique constitue un autre pilier fondamental d’une société libre et de la libre pensée. Critiquer l’islam permet de combattre toutes les idéologies religieuses qui veulent dominer la société. Nous avons besoin de critiquer l’islam et nous devons le faire constamment, sans crainte de nous faire décapiter (comme cela se passe dans les pays où règne cette religion) ou bien d’être taxés de racisme, comme cela se produit en Occident. Quant à l’« islamophobie, » ce nouveau terme a été façonné par les islamistes et par leurs défenseurs afin de freiner le mouvement critique qui ne cesse de croître envers l’islam et les mouvements islamistes. Ce mot est aussi hypocrite que rétrograde.

J’aimerais que vous preniez tous conscience de l’importance et de l’urgence de réclamer la laïcisation de l’Etat et de la société, la fin de toute domination religieuse dans l’espace public, le droit inconditionnel à la liberté d’expression et à la critique, la reconnaissance de l’égalité pour les femmes ainsi que celle de l’universalité de leurs droits, l’interdiction du voile pour les mineures et la fermeture des écoles privées confessionnelles. Nous devons fièrement brandir cet étendard afin de construire un monde meilleur, plus sûr, plus libre et plus égalitaire.

Azar Majedi (Parti Communiste-ouvrier d’Iran)

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