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Aux organisations signataires du texte « Pourquoi nous résistons au WEF »

Camarades,

L’Organisation socialiste libertaire (OSL) appellera à manifester le samedi 22 janvier 2005 à Berne contre la réunion annuelle du World Economic Forum. Nous serons dans la rue avec vous, avec toutes celles et tous ceux qui combattent la domination et l’exploitation, qu’elles/ils soient signataires de l’appel unitaire ou non.

Pour notre part, nous ne signerons pas ce texte. Bien entendu, on ne peut attendre d’un appel qui concrétise une politique d’unité d’action, qu’il corresponde aux orientations centrales d’une organisation ou d’un
courant. L’unité d’action représente la construction de convergences plus ou moins étendues, plus ou moins profondes, selon la maxime bien connue « Marcher séparément, frapper ensemble ».

Le texte d’appel à la manifestation du 22 janvier ne contient pas que
des convergences. Il affirme un certain nombre de choix stratégiques qui
sont directement en contradiction avec les objectifs et les démarches du
mouvement libertaire.

Commençons cependant par les convergences. Le texte dénonce le WEF et
son rôle, le capitalisme mondialisé, l’exploitation et la précarisation,
les guerres impérialistes et les violences faites aux populations. Il
met l’accent sur la criminalisation et la répression croissante des
oppositions, sur la destruction des droits. Il critique les
gouvernements néo-libéraux ou socio-libéraux.
Tout cela est bel et bon et permet de rassembler des forces
d’orientation très diverses. Cela nous permet d’agir ensemble sur une
base minimum, ce qui est positif.
Nous apprécions également la volonté affichée d’avoir une manifestation
ouverte, dans son organisation comme dans ses pratiques, permettant la
participation de chacun-e.
Bien entendu, nous pourrions noter que le texte ne contient pratiquement
rien sur la manière dont il faut aujourd’hui combattre le capitalisme,
sur la nécessité de construire systématiquement une résistance populaire
d’action directe et d’auto-organisation, seule apte à faire changer le
rapport de force face à la barbarie croissante du capitalisme et de ses
appareils étatiques. Nous pourrions également remarquer que le texte
évite soigneusement de poser le problème des issues illusoires en termes
de politique institutionnelle avec la conquête d’espaces et de places
dans les appareils d’état et les pouvoirs exécutifs qu’ils soient
locaux, régionaux, nationaux ou transnationaux comme élément stratégique
décisif de la transformation sociale. On peut admettre que de tels
points qui divisent fortement soient évités dans un texte unitaire.

Mais les mots d’ordre qui concluent l’appel posent des problèmes
autrement sérieux. Il est difficile d’être en désaccord avec la
déclinaison des revendications autour des points « Non au WEF et à sa
politique anti-sociale !
 », « Contre les discriminations racistes et
mêmes droits pour toutes et tous !
 » et, bien entendu « Contre
l’oppression sexiste
 ». L’OSL se réjouit que la question spécifique et
centrale de la libération des femmes ait fait l’objet d’un point
particulier.
Par contre, tout ce qui se décline autour du mot d’ordre « Contre les
guerres impérialistes et l’occupation de l’Irak
 ! », reprenant et
prolongeant certains propos du texte ne nous semble pas acceptable. Pour
tout dire, ces positions sont en contradiction avec les nôtres et
expliquent en bonne partie que nous ne puissions pas signer l’appel
unitaire. Le problème n’est pas tant ce qui est dit que ce qui est tu.
Et sur ce terrain, il n’y a pas de compromis possible.
La formulation, dans l’appel, des mots d’ordre contre la guerre et
l’impérialisme constituent une nouvelle version des thèses
traditionnelles anti-impérialistes et léninistes de tout poil.

L’impasse
et la censure sont soigneusement faites sur les luttes de libération
sociale qui se déroulent aujourd’hui dans tous les pays de la périphérie
et notamment en Irak, puisque l’Irak constitue bel et bien le point
central de cette dénonciation de la guerre impérialiste.
Les diverses positions qui voient la contradiction principale dans la
lutte qui oppose le mouvement de libération nationale à l’entreprise
colonialiste ou impérialiste sont à notre avis dangereuses et fausses.
Elles reviennent à nier la résistance populaire, avec ses objectifs et
démarches propres, pour la faire passer sous la direction des classes
dominantes et des appareils d’Etat en formation dans toute lutte de
libération nationale. Cela a donné, durant des décennies, les
expériences que l’on sait avec les dictatures nationalistes ou
marxistes-léninistes, avec les capitalismes d’état, avec les régimes
d’exploitation.

En Irak, le mouvement des prolétaires, avec les syndicats de base et les
unions de chômeuses et chômeurs, le mouvement des femmes, les pratiques
démocratiques au sens le plus radical du terme, tissent aujourd’hui une
lutte de libération sociale. Tous ces combats sont orientés vers la
construction d’une société socialiste, autogestionnaire, laïque,
reposant sur le pouvoir des gens et sur la démocratie de base, intégrant
les libertés individuelles et collectives.
Cette lutte de libération sociale s’oppose bien entendu à l’entreprise
coloniale des Etats-Unis et de leurs alliés, de l’ensemble du
capitalisme mondialisé en fait, qui veulent faire de l’Irak un
semi-protectorat, avec à la clé le pillage des ressources naturelles du
pays. Mais, l’occupation étrangère et l’entreprise colonialiste ne sont
pas les seuls ennemis. Une partie importante des anciennes bourgeoisie
et bureaucratie d’Etat baassistes, avec d’autres secteurs des groupes
dominants traditionnels, collaborent aujourd’hui avec le capitalisme
mondialisé. C’est cette fraction des classes dominantes locales compte
bien prendre sa part de l’exploitation des classes populaires en Irak.
Elle est au côté des troupes d’occupation pour réprimer le mouvement
ouvrier, la lutte des femmes, l’autonomie populaire.
Une autre fraction des classes dominantes, avec un autre projet, cherche
à conquérir le pouvoir d’état et les ressources économiques du pays. Ce
sont d’autres secteurs de l’ancienne bourgeoisie et bureaucratie d’Etat
baassistes et les divers appareils politico-militaires des forces
religieuses fondamentalistes. Ces groupes sont porteurs d’un projet
d’extrême-droite qui tente, jour après jour, de briser la lutte de
libération sociale en Irak.
Faire le silence sur cela revient à accepter ou à encourager, au nom de
la lutte anti-impérialiste, l’avancée de forces qu’il s’agit de
combattre avec autant de détermination que l’occupation anglo-américaine
et ses soutiens bourgeois locaux.
De tout cela, le texte unitaire ne dit rien. Et pour cause. Or, dans un
problème aussi décisif, se taire ne signifie pas privilégier une
convergence mais bel et bien de tenter d’imposer une ligne politique,
avec à la clé un soutien plus ou moins critique à des démarches de
libération nationale qui nous ont mené-e-s au désastre que l’on sait.
Nous ajoutons que dans un pays comme l’Irak composé de communautés
nationales et culturelles diverses, la lutte de libération sociale, avec
ses exigences démocratiques radicales, constitue un point d’appui
décisif contre les projets chauvins, théocratiques, sexistes, en un mot
totalitaires. Le combat pour le droit à l’auto-détermination des peuples
et des communautés culturelles d’Irak exige qu’avance la lutte des
femmes, des prolétaires avec ou sans travail, des intellectuelLEs
critiques, des hommes et des femmes qui entendent créer et exercer une
activité critique dans la société irakienne.

Nous sommes avec celles et ceux qui aujourd’hui en Irak construisent
l’auto-défense populaire contre les troupes d’occupation comme contre
les milices fondamentalistes, avec les syndicats de base, les unions de
chômeurs et chômeuses, les organisations de femmes, pour affirmer une
politique de libération, un processus révolutionnaire de transformation
sociale. Il s’agit de combattre, avec la même détermination, toutes les
exploitations, les dominations, les projets de dictature ou de pouvoir
totalitaire, qu’ils viennent du capitalisme mondialisé ou de n’importe
laquelle des fractions des classes dominantes en Irak.
Pour ces raisons, non seulement nous ne signons pas l’appel unitaire,
mais nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour faire connaître
les positions et les pratiques de celles et ceux qui en Irak luttent
pour la libération sociale. La contradiction principale n’est pas entre
impérialisme et libération nationale mais entre régime d’exploitation et
de domination capitaliste et luttes de libération sociale.


Organisation socialiste libertaire

site de l’organisation socialiste libertaire


An die Organisationen, die den Aufruf "Warum wir gegen das WEF
Widerstand leisten" unterschrieben haben

GenossInnen,

Die Organisation Socialiste Libertaire (OSL) ruft zur Demo vom 22.
Januar 2005 in Bern gegen das Treffen des World Economic Forum auf. Wir
werden mit euch auf der Strasse sein, mit all jenen, die Herrschaft und
Ausbeutung bekämpfen, unabhängig davon, ob sie den gemeinsamen Aufruf
unterschrieben haben oder nicht.
Unsererseits unterschreiben wir diesen Text nicht. Es ist uns bewusst,
dass man von einem einheitlichen Aufruf nicht erwarten kann, dass er den
zentralen Inhalten einer Organisation oder Strömung entspricht. Eine
aktionsbezogene Zusammenarbeit bedingt immer, mehr oder weniger weit
reichende gemeinsame Inhalte, gemäss dem Motto : « Getrennt marschieren,
gemeinsam zuschlagen ».
Der Aufruf zur Demo vom 22. Januar beinhaltet nicht nur gemeinsame
Inhalte. Ihm liegen Strategien zu Grunde, deren Ziele und Vorgehen der
libertären Bewegung diametral widersprechen.
Zählen wir aber zuerst die gemeinsamen Inhalte auf. Der Aufruf prangert
das WEF und seine Rolle, den globalisierten Kapitalismus, die Ausbeutung
und Präkarisierung, die imperialistischen Kriege und die Gewalt gegen
die Bevölkerung an. Er unterstreicht die Kriminalisierung und die
zunehmende Repression gegen Oppositionelle, sowie die Zerschlagung der
Grundrechte. Er kritisiert die neoliberalen oder sozialliberalen
Regierungen.
So weit so gut, das ist eine gute minimale Basis, um ein breites
Spektrum an verschiedenen Kräften zu sammeln.
Der angekündigte Wille zu einer offenen Demo in Bezug auf Organisation
und Ausführung ist positiv und macht eine Beteiligung Aller möglich.
Man könnte natürlich bemängeln, dass der Aufruf nichts darüber sagt, wie
der Kapitalismus heute zu bekämpfen wäre. Er schweigt sich auch über die
Notwendigkeit eines Basiswiderstandes der direkten Aktion und der
Selbstorganisierung aus. Dieser Widerstand ist für uns der einzige Weg,
das Kräfteverhältnis angesichts der zunehmenden Barbarei des
Kapitalismus und seiner Staatsapparate zu ändern. Ebenso ist zu
bemerken, dass die problematischen Illusionen betreffend des langen
Marsches durch die Institutionen, das Streben nach Posten im
Staatsapparat und/oder auf lokalen, nationalen oder transnationalen
Macht-Ebenen als strategisches Element der gesellschaftlichen
Veränderung im Aufruf nicht kritisiert werden. Es ist allerdings OK,
wenn solche stark kontroverse Inhalte in einem gemeinsamen Aufruf
vermieden werden.
Aber bei den Schlussforderungen tauchen ungleich schwerere Probleme auf.
Mit « Nein zum WEF und die vom WEF vorangetriebene unsoziale Politik ! »,
« Gegen rassistische Ausgrenzung und für gleiche Rechte für alle ! » und
natürlich « Gegen sexistische Unterdrückung » kann man nur einverstanden
sein. Die OSL begrüsst es, dass die spezifische und zentrale Frage der
Frauenbefreiung als eigenständiger Punkt behandelt wird.
Hingegen ist das Ganze rund um das Motto « Gegen die imperialistischen
Kriege und die Besetzung des Irak ! », das andere Aussagen des Aufrufes
aufnimmt und vertieft, für uns unannehmbar. Diese Positionen
widersprechen unseren und sind ein Hauptgrund dafür, dass wir den Aufruf
nicht unterschreiben können. Das Problem liegt nicht so sehr beim
Gesagten als beim Unterlassenen. Zu diesem Thema gibt es keinen Kompromiss.
Die Formulierungen des Aufrufs gegen den Krieg und den Imperialismus
sind eine Neuauflage der traditionellen Thesen der AntiimperialistInnen
und LeninistInnen aller Gattungen. Ausgeblendet und zensuriert sind die
sozialen Befreiungskämpfe, die heute in allen Ländern der Peripherie und
auch im Irak stattfinden. Und der Irak steht ja im Zentrum der Kritik an
die imperialistischen Kriege.
Wir betrachten alle Positionen als gefährlich und falsch, welche den
Hauptwiderspruch zwischen der nationalen Befreiungsbewegung einerseits
und dem Kolonialismus oder Imperialismus andererseits sehen. Solche
Standpunkte sabotieren den sozialen Widerstand mit seinen eigenen Zielen
und Handlungsansätzen, um ihn den herrschenden Klassen und denjenigen
Staatsapparaten zu unterwerfen, die sich in jedem nationalen
Befreiungskampf herausbilden. Seit Jahrzehnten haben wir beobachten
können, was solche Erfahrungen gebracht haben : Nationalistische oder
marxistisch-leninistische Diktaturen, ausbeuterische
staatskapitalistische Regime.
Im Irak führen heute die proletarische Bewegung mit ihren
Basisgewerkschaften und der Arbeitslosen-Union sowie die Frauenbewegung
mit ihren radikaldemokratischen Praktiken einen sozialen
Befreiungskampf. All diese Kämpfe zielen auf den Aufbau einer
sozialistischen selbstverwalteten Gesellschaft, die sich auf die Macht
der einfachen Leute und die Basisdemokratie stützt und individuelle und
kollektive Freiheit garantiert.
Dieser soziale Befreiungskampf stellt sich selbstverständlich gegen das
koloniale Projekt der USA und ihrer Verbündeten, respektive des ganzen
Weltkapitals, das aus dem Irak ein Halbprotektorat machen will, um seine
natürlichen Ressourcen zu plündern. Die fremde Besatzung und das
koloniale Projekt sind aber nicht die einzigen Feinde. Ein wichtiger
Teil des Bürgertums und der Staatsbürokratie aus der ehemaligen
Baath-Partei kollaborieren heute, zusammen mit anderen Sektoren der
traditionnell herrschenden Gruppen, mit dem globalisierten Kapitalismus.
Es ist diese Fraktion der lokalen herrschenden Klassen, die an der
Ausbeutung der irakischen ArbeiterInnen teilhaben will. Sie stellt sich
an die Seite der Besatzungstruppen, um die ArbeiterInnenbewegung, den
Kampf der Frauen und die Volksautonomie zu zerschlagen.
Eine andere Fraktion der herrschenden Klasse verfolgt ein anderes
Projekt : Sie will die Staatsmacht und die wirtschaftlichen Ressourcen
des Landes erobern. Es handelt sich auch hier um Sektore des Bürgertums
und Staatsbürokratie aus der ehemaligen Baath-Partei sowie um diverse
politisch-militärische Apparate der fundamentalistisch-religiösen
Kräfte. Diese Gruppen verfolgen ein rechtsextremes Projekt und versuchen
Tag um Tag den sozialen Befreiungskampf in Irak zu brechen..
Darüber zu schweigen bedeutet, dass man im Namen des
anti-imperialistischen Kampfes den Vormarsch von Kräften akzeptiert oder
fördert, den es gilt, mit der gleichen Entschlossenheit zu bekämpfen,
wie die anglo-amerikanische Besetzung und ihre lokalen bürgerlichen
Handlanger.
Der Aufruf schweigt sich über diese Tatsachen aus. Das ist kein Zufall.
Gegenüber einer dermassen entscheidenden Frage kann das Schweigen keine
Bündnisnotwendigkeit sein. Es handelt sich um den Versuch, eine
politische Linie durch zu boxen, mit mehr oder weniger ‚kritischer
Unterstützung‘ von nationalen Befreiungsprojekten, die schon zu bestens
bekannten Katastrophen geführt haben.
Kommt dazu, dass im Irak, einem aus verschiedenen nationalen und
kulturellen Gemeinschaften zusammengesetzten Land, der soziale
Befreiungskampf mit seinen radikaldemokratischen Ansätzen ein
entscheidender Faktor gegen die chauvinistischen, theokratischen,
sexistischen, kurz totalitären Projekte darstellt. Der Kampf um das
Selbstbestimmungsrecht aller Völker und kultureller Gemeinschaften in
Irak braucht den Fortschritt des Kampfes der Frauen und der
ProletarierInnen mit oder ohne Arbeit, die kritischen Intellektuellen,
die Frauen und Männer, die eine kritische Aktivität in der irakischen
Gesellschaft entwickeln wollen.
Wir stehen denjenigen zur Seite, die im Irak die Selbstverteidigung
sowohl gegen die Besatzungstruppen wie auch gegen die
fundamentalistischen Milizen organisieren. Denjenigen, die mit den
Basisgewerkschaften, der Arbeitslosen-Union und den Frauenorganisationen
eine Befreiungspolitik und einen revolutionären Prozess der
gesellschaftlichen Umwälzung ansteuern. Es muss im Irak mit gleicher
Entschlossenheit gegen jegliche Ausbeutung und Herrschaft, jedes
diktatorische oder totalitäre Machtprojekt - egal ob sie vom
globalisierten Kapitalismus oder von irgendeiner Fraktion der
herrschenden Klasse stammen - gekämpft werden.
Aus diesen Gründen werden wir nicht nur darauf verzichten, den Aufruf zu
unterschreiben, sondern unser Möglichstes leisten, damit die Positionen
und die Praxis des sozialen Befreiungskampfes im Irak bekannt werden.
Der Hauptwiderspruch ist nicht zwischen Imperialismus und nationaler
Befreiung, sondern zwischen kapitalistischer Ausbeutung und Herrschaft
einerseits, und der sozialen Befreiungskämpfe andererseits.

Organisation Socialiste Libertaire

Traductions
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Thèmes
Situation sociale
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Auteurs
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Congrès des libertés en Irak
Solidarité internationale
Parti communiste-ouvrier d’Irak
Fédération internationale des réfugiés irakiens
Yanar Mohammed
Solidarité Irak
Nicolas Dessaux
Houzan Mahmoud
Stéphane Julien
Olivier Théo
Falah Alwan
Bill Weinberg
Organisation pour la liberté des femmes en Irak
Mansoor Hekmat
Azar Majedi
SUD Education
Camille Boudjak
Parti communiste-ouvrier du Kurdistan
Karim Landais
Muayad Ahmed
Richard Greeman
Tewfik Allal
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