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3 ans après : il est grand temps qu’ils s’en aillent !

Officiellement, c’est pour débusquer les armes de destruction de masse qu’ils y sont allés. En Irak, ces armes de destruction de masse, les troupes d’occupation ne les ont pas trouvées. Ils en ont par contre beaucoup utilisées, comme l’uranium appauvri ou le phosphore blanc dont l’utilisation contre des objectifs humains est interdite par les conventions de Genève.

C’est au nom d’un mensonge que entre 150’000 et 200’000 irakiennes et irakiens sont morts. C’est au nom du même mensonge que presque 2’200 soldats étatsuniens ont perdu la vie, que plus de 35’000 sont revenus au pays blessés, irradiés, mutilés. C’est au nom du mensonge que les infrastructures de l’Irak -distribution d’eau, d’électricité, écoles et hôpitaux- ont été détruites.

A posteriori, l’administration Bush voudrait justifier la guerre par « le retour de la démocratie en Irak ». Mais quelle « démocratie » ? Une « démocratie » sous occupation militaire dans laquelle les décisions du Parlement élu ne sont valables que si elles sont reconnues par les puissances occupantes ! Une « démocratie » dans laquelle les tâches de l’armée irakienne sont fixées par le commandement anglo-étatsunien !
Une « démocratie » aussi, fondée sur le non-respect systématique des conventions et des règles internationales : dans la prison-lager de Guantanamo, dans les villes européennes théâtres de kidnappings par la CIA des « suspects » transférés ensuite, en utilisant espace aérien et aéroports tiers, y compris celui de Cointrin, dans des pays peu regardants en matière de torture !

Aujourd’hui, devant l’insurrection généralisée en Irak, devant la montée en puissance du mouvement contre la guerre aux Etats-Unis, une partie de l’establishment étatsunien envisage un retrait partiel des troupes.
Ils veulent transférer à l’armée irakienne les tâches à risque, tout en gardant la main sur la politique de frappes aériennes. C’est ce qu’ils avaient déjà fait au Vietnam après 1972 : les massacres et les destructions avaient atteint des niveaux jamais atteints auparavant.

C’est pourquoi, les troupes d’occupation doivent partir : tout de suite !
Partout dans le monde, le 18 mars, à l’occasion du troisième anniversaire du début de l’attaque contre l’Irak, des centaines de milliers de personnes défileront sous le mot d’ordre « out now ! », dehors tout de suite !

VIOLATION DES DROITS DE LA PERSONNE EN IRAK SOUS L’OCCUPATION

VIOLATIONS DES DROITS DE LA FEMME

Selon un rapport de l’Observatoire des Droits de l’Homme en Irak, 149 femmes furent violées par les soldats étatsuniens durant l’assaut donné contre Falloudjah, en septembre 2004, et les corps des femmes assassinées étaient mutilés.
La majorité des corps des victimes sont enterrés dans une fosse commune, dans la région de Al-Sajar, près de Falloudjah. L’armée des USA reconnaît que les corps sont dans des fosses communes, mais elle n’autorise pas les familles des victimes à transporter les corps au cimetière local. Elle craint que le scandale de la nouvelle ne se répande au moment de l’ouverture des fosses et ne mette en évidence l’ampleur des crimes commis. Souvent les mères, soeurs et épouses des combattants irakiens de la résistance sont arrêtées et détenues par les troupes d’occupation jusqu’à ce que les suspects se rendent d’eux-mêmes.

PRISONNIERS DE GUERRE ET PERSONNES ARRÊTÉES

Le Secrétariat des Nations Unies et d’autres organisations internationales reconnaissent que plus de 17’000 personnes sont emprisonnées sans accusations concrètes dans différents camps et prisons sous contrôle étatsunien où la torture est systématiquement utilisée. Ceci confirme que les Etats Unis ne respectent pas les Conventions de Genève sur le traitement dû aux détenus, ni la convention des Nations Unies sur la torture. Les témoignages les plus accablants et terribles recueillis sur les prisons et camps de détention sont ceux concernant les traitements inhumains infligés aux enfants détenus.

ENFANTS PRISONNIERS EN IRAK

Un rapport interne de l’Unicef, élaboré en juin 2003, fait état de l’arrestation et de la détention prolongée d’enfants irakiens par les troupes étatsuniennes et britanniques. Les enfants détenus peuvent avoir 10 ou 12 ans. Cependant ce rapport n’a étonnemment pas été rendu public. En juillet 2003, l’Unicef présenta une demande pour visiter les enfants prisonniers , demande qui fut refusée par les puissances occupantes. Amnesty International dit être indignée par l’arrestation d’enfants irakiens. Elle déclare avoir connaisssance de « nombreuses violations des droits de la personne envers des enfants irakiens, incluant arrestations, tortures, mauvais traitements et asssassinats ». Des fonctionnaires de haut niveau du Pentagone et du Centcom (U.S. Central Command) ont déclaré au Sunday Herald que l’armée étatsunienne avait des prisonniers mineurs dont l’âge pouvait être de 14 ans. « Nous avons des prisonniers mineurs. Ils ont été arrêtés parce qu’ils constituent une menace et parce qu’ils ont commis des actions contre les forces de la coalition ».

TORTURES ET VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME DANS LES CAMPS DE DÉTENTION ET LES PRISONS

Le nombre de prisonniers irakiens, hommes et femmes, de tous âges, qui sont passés dans des camps de détention est estimé à 280’000. Nombre d’entre eux ont été soumis à des interrogatoires musclés. Selon un rapport, les médecins militaires étatsuniens prélèveraient des organes aux prisonniers blessés avant de les assassiner, ainsi qu’aux condamnés à mort. Ces organes seraient ensuite vendus aux Etats-Unis à travers des réseaux bien organisés.

[Cet article est paru dans le bulletin Out now !, publié par les groupes suisses et français contre la guerre infinie]

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Auteurs
Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak
Congrès des libertés en Irak
Solidarité internationale
Parti communiste-ouvrier d’Irak
Fédération internationale des réfugiés irakiens
Yanar Mohammed
Solidarité Irak
Nicolas Dessaux
Houzan Mahmoud
Stéphane Julien
Olivier Théo
Falah Alwan
Bill Weinberg
Organisation pour la liberté des femmes en Irak
Mansoor Hekmat
Azar Majedi
SUD Education
Camille Boudjak
Parti communiste-ouvrier du Kurdistan
Karim Landais
Muayad Ahmed
Richard Greeman
Tewfik Allal
Alexandre de Lyon
Fédération irakienne des syndicats du pétrole
Yves Coleman
Olivier Delbeke
Regroupement révolutionnaire caennais
Vincent Présumey

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