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Contre la guerre d’occupation en Irak et le terrorisme aveugle : soutien aux luttes féministes et sociales

CONTRE LA GUERRE D’OCCUPATION EN IRAK
CONTRE LE TERRORISME AVEUGLE :
SOUTIEN AUX RESISTANCES
SOCIALES ET FEMINISTES !

Un an déjà que la guerre a commencé en Irak. Il s’agissait alors de la poursuite de la "guerre sans limites" de Georges Bush contre les opprimés du monde entier, suite aux attentats du 11 septembre 2001, qui avait déjà débuté avec la guerre en Afghanistan.

Aujourd’hui, c’est en Espagne que des attentats terroristes sont perpétrés contre la population civile. Nous ne pouvons que condamner ce terrorisme aveugle, tout comme nous condamnons le terrorisme d’Etat, tout comme nous condamnons, les politiques sécuritaires et attentatoires à nos droits fondamentaux et à notre liberté qui en découlent. L’ordre sécuritaire engendré par le désordre capitaliste doit appeler notre résistance. L’islamisme politique, manifestation d’une résurgence réactionnaire engendrée par le désordre capitaliste est à combattre dans les mêmes termes.

Il faut clairement dire que cette guerre au terrorisme est, en fait, une guerre en faveur du terrorisme. Rappelons que la CIA a reconnu qu’elle avait encouragé le développement du terrorisme islamiste à la fin des années 70, en soutenant déjà un dénommé BEN LADEN pour lutter contre la présence des troupes soviétiques. Ce soutien continue encore aujourd’hui : liens existant entre islamistes du Pakistan et d’Arabie Saoudite et intégristes catholiques au pouvoir à Washington, et dont la holding CARLYLE, ayant pour actionnaires principaux les familles BUSH et BEN LADEN en est la révélation éclatante.

L’impérialisme peut jouer au même jeu de dupe avec le nationalisme qu’avec l’islamisme. En Irak, il est avéré que la CIA a soutenu le coup d’Etat de 1963 permettant l’avènement du parti BAAS, qui réduira bientôt l’Irak a une dictature clanique. Les pays occidentaux et notamment la France, ont soutenu l’Irak corrompue de SADDAM HUSSEIN dans sa guerre contre l’Iran au début des années 80 faisant tourner à plein le complexe militaro-industriel.
Par le jeu des rapports de forces fluctuants entre gouvernants internationaux, il fut décidé d’attaquer l’Irak en 1991 et de plonger le pays dans un embargo socialement dévastateur jusqu’à ce que la nouvelle guerre d’Irak soit enclenchée le 20 mars 2003. Là, aussi, force est de constater que la guerre au terrorisme n’a eu pour résultat que l’émergence d’un terrorisme islamiste qui était jusque là inexistant dans ce pays. Parmi les marchés juteux aujourd’hui convoités en Irak par les entreprises occidentales, le marché de la sécurité privé tient une place de choix.

Dans ces guerres entre les Etats impérialistes, la population est toujours la première à trinquer. Déjà, le régime de Saddam Hussein avait imposé la Terreur à tout opposant politique et syndicale, et à la fin de la première guerre du Golfe, les troupes américaines avaient arrêté leur offensive pour permettre à la Garde Nationale de réprimer la lutte des irakiens contre ce régime. L’embargo criminel qui a suivi, n’a fait qu’accroître les violences et les brutalités perpétrées par le régime de SADDAM HUSSEIN afin de réduire les irakiens au silence. Des milliers de kurdes y ont perdu la vie.
Les irakiens et les irakiennes se sont pourtant battus pendant plus de 3 décennies contre la dictature de Saddam Hussein, et si ils n’ont pas été victorieux, ils le doivent surtout au soutien des régimes occidentaux au Raïs.

Maintenant que SADDAM HUSSEIN a été arrêté, qu’en est-il de la liberté et des conditions de vie des irakiens et des irakiennes ?
Aujourd’hui, leur situation s’est gravement dégradée. 70 % des irakiens sont au chômage, les conditions sanitaires et alimentaires se sont également dégradées. Le droit des femmes est chaque jour un peu plus bafoué, beaucoup sont confinées chez elle, menacées de violence, de rapt, de crime pour l’honneur et ne peuvent sortir que voilées. La menace du rétablissement de la Charia pèse sur elles. Le chaos et un sentiment d’insécurité généralisé règne.

Dans cette situation, "un gouvernement provisoire", jouet des forces impérialistes, a été instauré contre le gré du peuple irakien. Celui-ci n’est qu’un patchwork d’idées rétrogrades s’appuyant sur des mouvements religieux, ethniques et tribaux sans aucun lien avec les préoccupations quotidiennes et les besoins élémentaires des irakiens. C’est un gouvernement fantoche.
Des mouvements islamistes, nationalistes et d’anciens baasistes s’attaquent aux résistances sociales et féminines en Irak et mènent des opérations terroristes . Des milices islamistes inspirées des Talibans sillonnent les rues et font régner la Terreur dans le seul but de rétablir leurs idées rétrogrades.

Face à cette situation de chaos social, la population irakienne est à nouveau rentrée en résistance. Après des années de répression de la liberté d’expression et du droit syndical, de nouvelles forces progressistes émergent en Irak.

Parmi ces résistances, l’Union des chômeurs en Irak qui s’est créée en mai 2003 à Bagdad. Elle s’est formée pour exiger des conditions de vie décente, pour réclamer du travail ou une indemnité chômage afin de faire face à l’extrême pauvreté qui sévit actuellement. Ce mouvement n’a fait que croître et réunit aujourd’hui plus de 130 000 sympathisants. Elle a multiplié les manifestations et s’érige en force de contestation. Elle a établi des branches dans 7 provinces irakiennes et mené des dizaines d’action de protestation devant le QG de l’autorité provisoire américaine à Bagdad et dans d’autres villes. Elle a organisé un sit-in de 45 jours devant le bureau de Paul Bremer. Chaque jour, l’organisation se renforce, mais elle doit faire face aux assauts des troupes d’occupation et à ceux des mouvements islamistes qui ont notamment commis un attentat lors d’une de leurs manifestations.

Dans les usines et les entreprises de nombreux secteurs, des syndicats, des conseils de travailleurs se forment avec l’objectif de se réapproprier les moyens de production. Dans de nombreux secteurs des syndicats indépendants se construisent et défendent des revendications sur leurs conditions de travail . Un exemple parmi les multiples luttes engagées aujourd’hui nous vient d’un syndicaliste dans l’industrie de l’électricité à BASR expliquant sa lutte contre la direction patronale : " Nous, les syndicats, nous espérons que cette grève pourra être conduite sans dommages et selon la loi. Si nous ne pouvons gagner selon une procédure légale, s’il n’y a pas de résultat positif pour nos revendications, nous ferons des émeutes, des manifestations, des coupures totales. Nous réalisons qu’il faudra faire des sacrifices, mais nous sommes prêts à les accepter pour la réussite de nos revendications. Notre véritable problème est maintenant le Conseil Provisoire, avec PAUL BREMMER ".

Egalement, par milliers, les femmes d’Irak se sont regroupées et ont organisé des manifestations, bravant les représailles machistes, pour clamer leur désir de vivre en paix, dans le respect de leurs droits fondamentaux, à égalité avec les hommes. Elles étaient plus de mille à Bagdad à manifester le 8 mars dernier pour la journée internationale des femmes, portant haut leur tract où apparaissait le visage d’une femme les cheveux volant au vent.
Certaines d’entre-elles, se sont notamment regroupées au sein de l’Organisation pour la liberté des femmes en Irak, qui est à la pointe de cette résistance. Depuis cet été, cette organisation a ouvert un Refuge pour femmes au centre de Bagdad pour protéger les femmes les plus vulnérables. L’existence de ce centre demeure précaire. Sa présidente, YANAR MOHAMMED, qui s’était publiquement exprimée contre le rétablissement de la Charia, n’a reçu pour toute réponse que des menaces de mort envoyées par des mouvements islamistes

Au cœur de ces résistances, le Parti Communiste Ouvrier d’Irak qui compte plusieurs milliers d’adhérents revendique un Irak libre, égalitaire et laïc, et se bat contre les forces nationalistes , islamiques et contre l’occupation américaine.

SOUTENEZ LA RESISTANCE SOCIALE ET FEMINISTE EN IRAK
REJOIGNEZ L’ASSOCIATION "SOLIDARITE-IRAK" DANS CE COMBAT !
Solidarité-Irak
L’Entraide BP 87 59009 Lille
Tel 0871778465 (tarif local)
www.solidarite-irak.fr.fm

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Auteurs
Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak
Congrès des libertés en Irak
Solidarité internationale
Parti communiste-ouvrier d’Irak
Fédération internationale des réfugiés irakiens
Yanar Mohammed
Solidarité Irak
Nicolas Dessaux
Houzan Mahmoud
Stéphane Julien
Olivier Théo
Falah Alwan
Bill Weinberg
Organisation pour la liberté des femmes en Irak
Mansoor Hekmat
Azar Majedi
SUD Education
Camille Boudjak
Parti communiste-ouvrier du Kurdistan
Karim Landais
Muayad Ahmed
Richard Greeman
Tewfik Allal
Alexandre de Lyon
Fédération irakienne des syndicats du pétrole
Yves Coleman
Olivier Delbeke
Regroupement révolutionnaire caennais
Vincent Présumey

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